Workaway dans le Wadi Rum

Pays visité du 26 novembre au 16 décembre 2019

Trente-sixième chronique de notre 14 mois en Eurasie (trip qui n’aura été que de 8 mois, Covid oblige). Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!

Isabelle & Jérémy

 

 

Un workaway hors du commun, entouré de paysages surréalistes et de gens incroyables. Cette semaine de bénévolat restera à jamais gravée sur la pierre de mes souvenirs.

 

wadi rum

 

Nos tâches consistaient à produire des vidéos et prendre des photos pour promouvoir le camp (Mohammed Mutlak Camp), en plus d’offrir notre aide durant les repas avec les touristes.

Nous avons eu la chance incroyable que deux Françaises aient eu la même idée que nous, au même moment. Nous avons donc partagé notre besogne avec elles et franchement, ce fut un coup de foudre amical. Des liens d’amitié authentiques se sont tissés qui dureront, je le sais, toute une vie. Nous nous sommes affectueusement surnommés la Desert Gang, un quatuor génialissime !

 

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Selfie de cellulaire, donc qualité moyenne… mais l’important c’est nous 4. Comme c’est la seule de la Desert Gang, je la partage quand même!

 

Fait cocasse

Nous arrivons en jeep, cueillis par Abou Fat à l’entrée du village, un homme plus que sympathique travaillant pour Salem, le manager du camp. Il nous amène le voir justement, le manager, qui semble nous attendre dans une pièce de sa maison, complètement dénudée, la pièce je veux dire, n’ayant en son centre qu’un tapis et une shisha. Donc Salem fume, bien assis par terre, et nous offre un thé sucré comme seul les jordaniens savent le faire.

On boit poliment notre thé et ensuite nous sommes reconduit au « quartier général » pour faire connaissance avec les autres volontaires, en l’occurrence les 2 françaises, et attendre le lift devant nous conduire au camp dans le désert.

Ainsi, juqués dans la boîte du jeep tel que le stipule la photo ci-bas, nous traversons le village de Wadi Rum avec nos deux faces trop heureux d’être contents.

 

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Nous débouchons finalement sur une grande cour intérieure dans laquelle plusieurs dromadaires sont calmement disposés tout autour, sauf un, qui se tient en plein milieu.

Celui-là est très bizarre, voire même plutôt malade … Il se dandine étrangement et beugle comme un évier bien bouché qui refoule et finit par déboucher. Je me dis qu’il ne va pas bien pantoute celui-là!

Du haut de mon siège de jeep qui avance dans la cour, je suis presque à sa hauteur (ah oui, parce que c’est haut sur pattes un dromadaire!). J’en profite pour l’observer, le front plissé, et remarque qu’il a de la grosse mousse blanche qui lui sort de la bouche.

Je m’exclame à Jérémy, avec une face  horrifiée, que ce dromadaire ne feel pas bien du tout, voir même qu’il doit être en train de se claquer une crise d’épilepsie ou un truc du genre.

Et c’est alors que la bête laisse pendouiller sa grosse langue gluante à la commissure de ses babines, dans un vacarme dégueulasse, tout en accentuant la quantité de mousse salivaire lui sortant de la gueule.

Ben voyons donc ! que je me dis tout haut … Mais ce camélidé va mourir et personne ne vient à son secours ? Pauvre bête tsé!

On nous invite à descendre du jeep, comme si de rien n’était, et nous dirige vers un bâtiment qui sert de bureau. C’est là que je vois les 2 Françaises pour la première fois. Après les salutations d’usage, je me précipite pour les informer du danger imminent de vie ou de mort que la pauvre bête subit.

Et bien, croyez-le ou non, ce dromadaire est en parfaite santé! La mâchoire m’est tombée par terre quand les filles m’ont expliqué qu’en fait, ce dromadaire épileptique, n’était nul autre que le mâle reproducteur et que cette simagrée écoeurante n’était nul autre qu’une danse nuptiale afin de séduire une demoiselle.

ps: Je n’ai malheureusement pas de photo de ce dromadaire, mais j’avais publié une story sur mon instagram et je l’avais enregistré sous la capsule en vedette de la Jordanie.

 

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Jeep Tour

Pour faire des vidéos, il fallait participer à des activités. Évidemment et heureusement pour nous! Nous avons donc eu droit à un petit jeep tour gratos en échange de photos et vidéos que voici. Autant dire que ce job ne fut pas trop éreintant! Un merci immense à Sammy, notre guide durant ce moment inoubliable.

 

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Vidéo réalisé par Jérémy pour le camp nous accueillant en tant que volontaire.

 

 

Le camp bédouin

Nous avons dormi dans des cabanes rustiques sur pilotis. Autant vous dire que la nuit y fait frette en svp (comme on dit en bon québécois).

Photo ci-bas : l’ado au réveil d’une nuit glaciale. Le truc : dormir avec tout ce que tu possèdes de vêtement et le port de la tuque est un must. Et Jérémy ajoute qu’il est hyper important de se changer avant de dormir pour avoir des vêtements secs. Le pire ennemi du froid, c’est d’avoir chaud.

 

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Ce séjour dans le désert, c’est de longues soirées à apprendre l’arabe ou a papoter avec les copines autour du feu. C’est des fous rires partagés entre deux cultures qui se comprennent avec si peu de mots. C’est des couchers de soleil impossibles à décrire ou à capter. C’est une brève immersion dans un monde complètement différent, unique, étrange même parfois, choquant à d’autres moments. C’est de se cultiver la tolérance face à ce qui nous est inacceptable.

Ce séjour dans le désert est incommensurablement plus qu’un simple séjour dans le désert.

Photo ci-bas : notre repas était cuit sous la terre chaque soir. Un délice!

 

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Photos ci-bas: Soirée sous la tente autour du feu et la lune pleine à contempler de longues minutes, là, perdue dans ce désert rouge du Moyen-Orient. Un ciel oh combien généreux de ces spectacles colorés renouvelés chaque soir.

 

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Camel tour

Pour les besoins de la cause, nous avons dû faire un mini tour de dromadaire.

Je précise ici que je ne suis absolument pas fan de ce genre de tour. En fait, je refuse catégoriquement toute exploitation animale.

J’ai tout de même décidé d’en faire un, car j’ai passé plusieurs heures dans la cour des dromadaires et j’ai observé la façon dont ils étaient traités. Les chameliers sont attentionnés et je n’ai jamais observé de brutalité ou de violence envers les bêtes.

Je considère que monter un dromadaire s’apparente à monter à cheval. J’ai moi-même pratiqué la selle anglaise 4 années durant dans mon adolescence et je crois qu’une belle relation peut naître entre un cavalier et sa monture. Je me suis dit que c’était sensiblement la même chose en constatant comment les Bédouins prenaient soin de leurs bêtes.

 

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Voici la vidéo que Jérémy a produit dans le cadre de notre volontariat.

 

 

Conclusion

Ce voyage m’a marqué profondément par des moments légers et des moments lourds, par des rencontres surprenantes et déstabilisantes, par cette incroyable chance de tomber sur des amies pour la vie et surtout par ces retrouvailles avec une partie de moi qui s’était égarée au fil de ma vie d’avant.

Je vous laisse sur la dernière vidéo que Jérémy a faite pour le camp, suivi de quelques photos de ce ciel à l’infini.

 

Psst ! : Une telle expérience t’intéresse? Voyager tout en explorant la vie avec des gens de la place, dans un quotidien bien réel et surtout tellement enrichissant? Tout ça en économisant un peu d’argent sur les frais d’hébergement / nourriture? Va donc faire un p’tit tour sur le site Workaway, on ne sait jamais, c’est peut-être le premier pas vers une toute nouvelle façon de voyager!

 

 
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À suivre : Israël et Palestine

Vous aimerez rigoler tout en voyageant  à travers nos chroniques d’aventures!

 

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N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.

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6 réponses

  1. Des images d’une pure beautés autant avec les vidéos (bravo Jérémy) qu’avec les photos. J’adore tes récits. Merci encore une fois de nous faire voyager. Bonne continuité xx

  2. Bravo à tous les 2 pour vos superbes chroniques, c’est un vrai plaisir de les lire !
    C’est génial que vous soyez partis à l’aventure tous les 2, rien de tel que les voyages pour s’ouvrir l’esprit, s’ouvrir aux autres et se rapprocher l’un l’autre 🙂

  3. Merci Estelle! Ce n’est pas évident tous les jours de voyager 24/24 avec son ado (et avec sa mère!). Toutefois, c’est un trip incroyable qui nous force à se comprendre et développe la relation mère-fils à un niveau inespéré.

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