Hiroshima, un 6 août …

Quatrième chronique de notre voyage au Japon. Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!

Isabelle & Jérémy

 

 

Quand on pense à Hiroshima, on a instantanément l’image d’une bombe atomique effroyable… du moins, pour moi et mon fils, c’est ce qui nous vient en tête ! C’est un 6 août que la première bombe atomique fut larguée, en 1945, sur Hiroshima à 8h15 du matin précisément.

Photo ci-bas : Dôme de la bombe A après le bombardement.

 

dôme de la bombe A 1945

 

Hiroshima, pour qui le 6 août 1945, 8 h 15, restera marqué à jamais, laissant une cicatrice douloureuse, encore bien perceptible aujourd’hui, presque 3/4 de siècle plus tard.

 

Photo ci-bas : Dôme de la bombe A, un 6 août 2018, soit 73 ans après le bombardement.

 

dôme de la bombe A 2018

 

En ce jour commémoratif, notre séjour se limitera à prendre le temps de vivre ce moment. Nulle envie de visiter les attraits touristiques autres que le musée du Mémorial de la paix, le Dôme de la bombe A, la Flamme de la paix (qui brûlera tant qu’il y aura des armes nucléaires dans le monde) et d’assister à la cérémonie des lanternes.

 

Photo ci-bas : petit coin tranquille du parc du Mémorial de la paix, ambiance hippie avec des Japonais portant le dreds et le chapeau à la Bob Marley, musique douce et rythmée déposant un soupçon de réconfort dans nos cœurs en cette journée un tantinet bouleversante.

 

un peu de paix en cette journée sombre

 

Deux heures assis inconfortablement sur les marches d’un canal (Motoyasu-gawa) à regarder des centaines de personnes déposer des lanternes sur l’eau.

 

un peu de paix en cette journée sombre

 

Une ambiance étrange dirigée par un orchestre aux notes incongrues, tantôt tristes et mélancoliques, tantôt criardes et insupportables. Comme si l’horreur de cet événement fatidique était traduite en sons, telle une trame sonore d’un film d’épouvante.

Contraste marquant avec la cérémonie, qui elle se veut un message de paix et d’espoir, un recueillement pour ces pauvres victimes qui périrent dans d’atroces souffrances, et pour tous ceux qui vécurent le deuil de la perte humaine.

 

cérémonie des lanternes Hiroshima

 

Malgré la lourdeur du passé de cette ville, nous avons pris plaisir à parcourir quelques rues à pied et en tramway, découvrir la spécialité culinaire de la place, dépenser quelques yens dans les arcades, et marcher longuement à la recherche de gelato, question de se rafraîchir le thermostat !

 

Jour 1 : Nous marchons déjà depuis un bon moment, ne trouvant pas pitance,  quand soudain j’entrevois au loin, par un rideau qui vacille au vent, un homme qui semble cuisiner…

C’est effectivement un p’tit resto, ben convivial avec son unique table et ses tabourets aux premières loges de l’immense plaque à cuisson. Je rappelle que la température frise les 40 à l’extérieur de ce mignon resto, donc je n’ose m’imaginer déguster mon repas en tête à tête avec le cuisinier, la table étant évidemment déjà occupée. Meilleure décision de la journée : prendre un take out !

 

resto hiroshima extérieur
 
resto hiroshima intérieur

 

Petit séjour dans une guesthouse plutôt sympathique, milieu propice à de belles rencontres. Un bel endroit pour déguster notre take out en toute quiétude.

 

Image

 

Fait cocasse : Un de nos roomates était un Australien, véritable fan de Pikachou… mais tsé un dude proche de la quarantaine, avec un sac, un pyjama, un t-shirt, une casquette, un chargeur, une serviette, etc, à l’effigie dudit rongeur, emblème des légendaires pokemon… ben c’est un ti peu weird… bref, ce phénomène était tellement cool que son côté abusif de la mascotte se fit rapidement oublier.

 

Jour 2: Penser se rafraîchir sous l’air conditionné tout en dégustant un bon okonomiyaki, façon Hiroshima-yaki, et se retrouver assis devant une plaque chauffante dans un resto pas tout à fait climatisé !

 

Hiroshima-yaki

 

Précision : okonomiyaki = petite crêpe cuite sur une plaque chauffante, garnie de chou [merci beano] de viande ou de fruit de mer, d’épices et d’une sauce sucrée. Hiroshima-yaki = avec des nouilles en plus.

Beano : enzymes alpha-galactosidase en comprimés me permettant de consommer certains sucres présents dans certains aliments, dont le chou, les oignons et l’ail, que mon tuyau (mes intestins) n’arrive pas à digérer… (car j’ai ce qu’on appelle un p’tit côlon irritable).

La fois où, désespérés de trouver une crémière servant des gelatos, nous tombons sur un resto à dessert « all you can eat » avec un bar à gelato 12 flavors !!

 

gélato à volonté Hiroshima

 

Fukuoka

Tour de ville rapide en attendant de prendre notre vol direction Okinawa, archipel de 150 îles baignant dans la mer de Chine orientale.

Sous une chaleur pesante (on a l’habitude) et un soleil mordant, nous nous amusons à nourrir une meute de tortues, jumelles à notre vieille Tortuga. Redevenir enfant, le temps de quelques miettes de pain, lancées dans un décor japonais, je dois dire que c’est PRICELESS !

 

Tortues Fukuoka
 
Tortues-et-un-canard-à-Fukuoka

 

Ensuite, pour entretenir la coutume qui veut qu’on se retrouve dans un resto vraiment loin des touristes, nous atterrissons dans un typique bar à ramen, où tout est en japonais.

 

Resto Fukuoka
 
resto Fukuoka ramen

 

Le principe : commander son repas dans un distributeur qui te donne un coupon, que tu dois ensuite remettre au cuisinier, pour qu’il te cuisine et t’apporte ton ramen.

Une chance qu’il y avait une tite madame qui comprenait à peine l’anglais et qui se sentit le devoir de nous aider, voyant nos faces touristiques désespérées devant ladite machine. C’est avec une confiance aveugle que nous avons commandé sa suggestion.

Et ce fut delicious !

 

distributrice repas

 

 

N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.

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