Osaka, la ville des 1001 saveurs !

Troisième chronique de notre voyage au Japon. Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!

Isabelle & Jérémy

 

 

On commence notre visite d’Osaka en force avec le Musée des ramens!

L’ado étant un adepte entraîné du ramen, qu’il qualifie de « création de Dieu », il était donc inévitable de faire un détour dans le musée relatant l’histoire de ce mets simple, mais qui requiert somme toute un savoir-faire.

 

Ramen museum
 
Ramen museum

 

Les premières nouilles instantanées virent le jour en août 1958 sous les bons soins de son créateur, Momofuku Ando. Ce musée hétéroclite raconte l’histoire de ce mets prisé, entre autres, à travers un gigantesque tunnel de ramen ! Le punch de cette visite est indéniablement la confection personnalisée de son propre ramen, à emporté et joliment emballé de surcroît !

 

Ramen museum
 
aquarium

 

Ensuite, détour obligé à l’aquarium d’Osaka (Kaiyukan), question de sustenter la passion des poissons de l’ado.

Nous débutons la visite au 8e étage pour descendre 500 mètres en tournant autour d’un bassin énorme (9 mètres de haut sur 34 mètres de large) qui abrite la vedette de ce lieu hautement achalandé, nul autre que le requin-baleine. Autre moment de la visite qui a eu raison de mon émerveillement est la zone obscure parsemée de petits bassins en forme de boule de cristal où baignent une variété impressionnante de méduses phosphorescentes.

 

Kuromon-ichiba, grand marché intérieur d’Osaka

Comment ne pas être émerveillé devant ces multiples étals recouverts de produits locaux, tous plus intrigants les uns que les autres. Au grand désarroi de cet homme en devenir qui m’accompagne, j’aime sans lassitude contempler chaque détail des aliments qui défilent sous mes yeux, à la lenteur de mes pas, suivant le mouvement saccadé de la foule.

 

La japonaise au marché d'Osaka

 

Jérémy avait ce plan diabolique d’acheter plein de petits trucs comestibles afin que l’on se délecte longuement, renouvelant le plaisir gustatif au fil de nos découvertes. Ce fut franchement le fun !

Mais qu’est-ce qui cloche avec ce melon ? C’est un vrai en passant ! Ils font pousser les melons dans des boîtes pour les forcer à prendre la forme carrée.

 

square melon

 

Remarque : le suremballage est légion ici, malheureusement. L’esthétisme et l’apparence règne, obligeant la population d’exiger des produits parfaits, emballés et suremballés, puis joliment enveloppés dans un ti papier, avec un autre ti papier (pour faire plus distingué tsé), une petite pochette glacée en bonus (elle aussi doublement emballée) si ton truc doit rester frais (j’en connais une qui serait ravie, clin d’œil à Éliane !). Ensuite cet amas d’empaquetage est déposé avec soin dans un sac, et parfois on te donne un autre sac, plus mignon, au cas où tu aurais besoin d’offrir ledit achat. Car il faut savoir que les Japonais entretiennent une tradition de présents offerts à l’hôte qui te reçoit, nommé omiyage, mais offerts aussi dans moult occasions, toujours avec le protocole maniéré qui vient avec.

 

Marché intérieur d'Osaka

 

La fois où j’étais beaucoup trop enthousiaste devant un étalage de fruits de mer !

Depuis un moment j’observais avec envie et appétit les gens qui semblaient se délecter d’huîtres fraîches et d’oursins. Je choisis donc mon stand avec précaution en fonction de l’achalandage, toujours un gage de qualité selon moi. Je commande un oursin et une huître, puis j’attends impatiemment que le jeune homme me prépare habilement mon snack.

 

Le marchand d'huitres à Osaka

 

Ça se mange vivant c’est p’tites bêtes là… c’est une fois l’oursin en bouche que ça ma écœuré solide… texture de cerveau fondant avec son p’tit jus orangé suintait de la chair mollasse…

J’ai décidé de me concentrer plutôt sur l’énorme coquillage, croyant déguster un petit péché salé et onctueux, me référant à mes souvenirs de soirées d’huîtres en sol septilien. En fait, la chose comestible était grosse comme ma paume de main et se mangeait avec des baguettes, perdant ainsi tout le plaisir du mariage entre le ti jus salé et le chewy du mini mollusque sous la dent.

Donc, je me suis battu légèrement avec la bête, sans trop me délecter honnêtement, quand soudain je croquai dans le centre plus dense de l’animal. Une espèce de jus laiteux s’écoula, mais je ne pouvais ni couper le morceau avec mes dents, ni le recracher… alors j’ai tout gobé d’un coup en me concentrant très très fort pour ne pas tout régurgiter drette là…

 

Oursin et huître au marché d'Osaka

 

Faut imaginer que je mange cet attirail des mers debout au-dessus de mon assiette, posée sur un comptoir, entourée de clients potentiels, tout aussi excités et impatients que je pouvais l’être quelques minutes plus tôt à peine. Je salue donc le ti monsieur avec les courbettes de politesse et je cède sans remord ma place au prochain affamé.

 

Dotombori

enseigne takoyaki
 
enseigne dotombori

 

Légendaire quartier aux enseignes démesurées et où la nourriture est à l’avant-scène, de la bouffe de rue allant aux restos raffinés.

Belle balade ! On en prend plein les yeux et le cœur se bourre de doux souvenirs.

Encore une fois, les plaisirs gastronomes sont au rendez-vous avec les fameux takoyakis. Une merveille gustative à ne pas manquer ! Petite boule de pâte sucrée (crêpe) frite dans l’huile, farcie d’un morceau de pieuvre, nappée d’un filet de sauce sucrée, mayonnaise et de flocons de bonite séchés (katsuobushi). Un must à découvrir à cet endroit puisqu’ils sont à mon sens à moi, les meilleurs jamais mangés !

 

Ci-bas: confection des Tokoyakis

 

confection takoyaki
 
takoyaki
 
l'intérieur d'un takoyaki

 

Et des ramens, dans un ti ramen shop : Oh combien délicieux !

 

ramen

 

Lire la suite de l’aventure: Hiroshima, un 6 août …

 

 

N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.

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