Geisha à Kyoto & Moines à Koyasan

Deuxième chronique de notre voyage au Japon. Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!

Isabelle & Jérémy

 

La fois où j’ai voulu mettre de l’essence !

Qui dit fin du road trip, dit retour à Tokyo avec ledit véhicule, full de gaz. Donc 2 défis ici : 1) traverser des échangeurs routiers à l’heure de pointe, toujours en conduite inversée (un mélange harmonieux entre le métropolitain et le downtown St-Catherine) et 2) tomber sur un self service, avec une pompe à essence décorée de 1001 consignes du comment-il-faut-faire-selon-la-procédure, évidemment tout en japonais.

 

Self service

 

Donc je fais ce qui me semble la chose à faire : j’ouvre la tite porte, je dévisse le ti bouchon, je prends le pistolet à gaz et le mets dans le trou, pis je pèse sur le piton et actionne la gâchette… Un ti bruit de vent vide retentit… c’est louche… le compteur ne tourne pas… mais bon… je gosse avec la gâchette, quessé que je fais de pas correct… je remets le gun dans son socket, le remets dans le ti trou du char… taponne avec le piton… mettons que je peux dire en toute honnêteté avoir perdu au moins 3 min à suer ma vie (pasqu’y fait chaud en taba… au Japon au mois de juillet !!!). Quand enfin le monsieur de la station sort en courant, il pitonne 2-3 trucs et voilà… simple quand même tsé !

 

Le fun commence : se rendre à Kyoto en partant de Tokyo !

On laisse la voiture et le GPS pour amorcer l’aventure en transports en commun…

Comme certains le savent, je suis dotée d’un extraordinaire sens de la désorientation. Je m’étonne chaque fois de constater que j’arrive à me rendre à destination avec une incapacité impressionnante à interpréter un plan. Le truc ultime : demander mon chemin ! Trains et métros étant pourtant ultra bien renseignés, avec des indications sur le sol, les murs, le plafond (enseignes lumineuses), je réussis tout de même à ne pas être sûr pantoute du chemin à prendre !!

Haha incroyable, mais vrai ! Et chaque fois que je marche ben motivée dans une direction, ce n’est souvent pas la bonne ! Voyager lentement est donc pour moi essentiel, car j’ai ainsi tout le loisir de me perdre sans avoir la pression du temps.

 

Indications sur le sol pour le métro

 

**Il est à noter que ce voyage en terre nippone ne respecte pas tout à fait cette douce lenteur propice au repos du guerrier ! Loin de me plaindre, car je savoure chaque seconde, mais pour le tour du monde, voyager à ce rythme sera impensable.**

 

Dans tous les cas, une chance que l’ado n’a pas hérité de ce handicap, car il a su nous guider avec brio dans ce foisonnement humain et cette pléthore d’informations.

 

Kyoto

 

Kyoto la nuit

 

Kyoto, un centre-ville effervescent, où les grands noms s’arrachent les espaces sur les artères principales.

Cabine hôtel, où tout espace est rentabilisé au centuple. Douce nuit, dans une noirceur absolue et douillette.

Nos papilles s’en donnent à cœur joie avec des plats raffinés et typiques (on est loin du pollo typico, clin d’œil à Caro).

Bento : panier-repas rempli de petites bouchées aux multiples arômes, saveurs et textures. J’adore le concept ! Et fondue japonaise en arrière-plan. Devinez qui se délecte de la fondue ?!?

Yakiniku : raclette de viande sur grill, à la japonaise bien sûr, dans un minuscule resto caché dans un sous-sol miteux.

 

Bento
 
Yakiniku

 

Forêt de bambous

Visite de la fameuse bambouseraie, sous une chaleur plus qu’épouvantable, qui concentre ton énergie vitale à suer abondamment, afin de ne pas t’écrouler d’hyperthermie.

C’est donc, baignant dans ma sueur, que je me promenai le long d’un sentier, scindant la forêt de bambou en deux, entourée d’un troupeau de touristes, tout aussi suintant, essayant de capturer l’essence grandiose de cet endroit.

 

bambouseraie

 

Sur le sentier était installé un musicien jouant du handpan, instrument acoustique aux notes envoûtantes. Moment unique !

 

handpan
 

Pavillon d’or

Pavillon d'or Kyoto

 

Magnifique monument tout couvert de feuilles d’or, trônant au milieu d’un étang, ma foi à l’allure plus que rafraîchissant, mais totalement inaccessible pour nous, simples touristes. Photos à venir sur le blogue cet automne, trop occupée que je fusse à capter le moment avec mon autre Kodak.

 

Gion et ses Geishas

Chercher une maison de thé et tomber sur des Geishas, saisir cet instant, court et privilégié, où ce personnage mythique déambule, à petits pas pressés, sur ses sabots japonais (zori), le temps de sortir par une porte et disparaître furtivement par une autre : moment magique !

 

Le photographe

 

Il faut savoir qu’il y a des Geishas et des apprenties geishas qu’on appelle maiko. Les regards non avisés (en l’occurrence moi !) ne verront pas les différences pourtant bien apparentes selon les experts : une maiko porte un kimono plus coloré, des sandales en bois plus épaisses (okobo vs zori ou getapour les Geishas) et des bijoux dans les cheveux (hana-kanzashi). La coiffure diffère également, ainsi que le maquillage. Fascinant cet art, ce métier, ce mode de vie… ces quelques lignes sont bien insuffisantes pour décrire cet univers complexe et séduisant.

 

Mont Koya

 

Pour en savoir un peu plus, consultez l’article Gion et ses Geishas.

 

Koyasan, la montagne sacrée

Réel pèlerinage direction le sommet du mont Koya, pour rejoindre notre shubuko, chambre d’hôtes dans un monastère. Itinéraire complexe composé de plusieurs transferts de métros/trains, suivi d’un tour de funiculaire, accroché dangereusement à la paroi abrupte de la montagne, pour terminer par une mini ride de bus, à mon avis beaucoup trop gros, le bus, pour la largeur de la route, qui elle, se tortille tant bien que mal pour atteindre le 1000 m d’altitude.

 

train koyasan
 
moine koyasan

 

Contrairement au road trip, où mon regard devait suivre sans écart la route, question de vie ou de mort (j’exagère à peine !), l’ascension du koyasan fut un intense plaisir. Bien calée dans mon siège de train, je me laisse bercer par le mouvement saccadé du wagon sur les rails, j’observe avec fascination les nombreux tunnels que nous devons franchir un train à la fois, et je me laisse complètement absorber par ce paysage bucolique.

 

Mont Koya

 

Ce mont sacré, véritable sanctuaire bouddhiste, regroupe une centaine de monastères. Endroit paisible, calme, où règne une ambiance de zénitude absolue.

 

Mont Koya
 
Mont Koya

 

La levée du corps se fera difficilement à 5 h 30 pour assister à une cérémonie sacrée se déroulant dans une petite pièce feutrée et parfumée d’encens. On peut presque percevoir la présence des âmes décédées dont les cendres reposent dans les dizaines d’urnes disposées tout autour de la pièce. Le chant monotone et envoûtant des moines, dans ce que je crois être du japonais, se veut très protocolaire, accentué par un coup de gong bols ou de cymbales bouddhistes de temps à autre. Hypnotisé par ce spectacle authentique, je savoure le moment, simplement, intensément là, ici et maintenant.

Pour terminer cette expérience riche et unique, on nous sert un petit déjeuner végétarien typique de la cuisine bouddhiste, d’origine zen appelée shojin.

 

Méditation matinale dans le temple
 
Petit déjeuner shojin

 

Lire la suite de l’aventure: Osaka, la ville des 1001 saveurs!

 

 

N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.

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