Pays visité du 27 août au 25 septembre 2019
Douzième chronique de notre 14 mois en Eurasie (trip qui n’aura été que de 8 mois, Covid oblige). Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!
Après cette semaine de labeur avec nos ti minous (Workaway en Grèce), c’est avec un immense bonheur plaqué dans face que je retrouve ma tite maman venue nous rejoindre en Grèce pour 3 semaines de vagabondage en famille!!
On commence ça en force avec un road trip de 5 jours en Péloponnèse, 5 hébergements différents, 5 jours à avaler des kilomètres découvrant des décors qui nous coupent le souffle et nous en mets plein la vue.

1er stop : Nauplie
Atteindre notre hébergement en escaladant, en voiture, une minuscule ruelle sculptée bien apique dans l’asphalte, pas one-way du tout, mais clairement pas plus large que ladite petite bagnole de location… bref, je vous jure qu’on retient son souffle jusqu’en haut, juste pour être sûr de se rendre !

Magnifique vue sur la baie et la forteresse de Palamède que nous visiterons le lendemain.
Doux moments avec ma mère, sur le ti balcon avec un verre de vin grec à simplement apprécier nos retrouvailles et le fait que, scusez le québequisme, criss on est en Grèce, ensemble, sti!!!!
Photos ci-bas : un soleil qui se couche sur la Forteresse de Palamède, que nous admirons depuis notre balcon. Les couleurs étaient telles quelles … oui je sais, c’est magnifique!!!


La Forteresse de Palamède
Incroyable! Immense fort militaire surplombant la ville et la mer, serpentant de ses remparts et nous dévoilant un passé chargé d’histoire.






Visite de Mistra, près de l’antique Sparte
Se perdre à travers les gigantesques ruines de la cité de Morée fondée au XIIIe siècle par les Francs, c’est magique, féérique, c’est appuyer sur pause et emprunter le mode contemplatif.

Grimpant dangereusement ce qui reste des parois de la forteresse, debout au sommet du monde, je ne peux que constater à quel point je suis minuscule devant l’ampleur de cette nature à perte de vue.



Photo ci-bas : La madre y la abuela (la mère et la grand-mère). Une vraie guerrière la mamounette!!!

2e stop : Monemvassia
Authentique ville fortifiée, située au sud-est de la Laconie, en Péloponnèse. Nichant sur une presqu’île accessible par une étroite route, bordée d’une vertigineuse paroi rocheuse.
On se stationne miraculeusement le long de cette route pour ensuite, chargés comme des mulets, franchir le portail de cette bourgade à l’architecture unique. Se faire prendre par un envoûtement total serait peu dire honnêtement!

C’est donc avec un enthousiasme encore jusque-là jamais éprouvé que, ce matin-là, je me suis levée avant le soleil, pour justement l’accueillir, ce soleil, avec une grande émotion, tout tassée dans un silence d’aurore. Merveilleux moment en duo, ma caméra et moi.




Ma mère et mon fils m’ont ensuite rejoint pour une balade dans cette coquette ville fortifiée baignant dans une lumière splendide et un silence apaisant.






3e stop : Prosìlion (Sparte)
Grotte de Diros dans la région de Magne

Une merveille souterraine, soit 14 km de grotte cartographiée, dont 1.5 km de parcours touristique. Les premiers 1,2 km sont lacustres (se visitent en bateau) et le reste à pied. Des centaines de milliers d’années ont été nécessaires pour sculpter ce paysage tout droit sorti d’un film à l’Indiana Jones.

C’est que l’eau qui s’infiltre dans la roche calcaire et qui tombe goutte à goutte dans la grotte laisse des dépôts de carbonate de calcium au passage ce qui dessine petit à petit les stalactites (qui tombe) et simultanément les stalagmites (qui monte).



Fait cocasse
Notre hébergement pour la nuit, qui je croyais était une villa sur le bord de mer, ne fut pas tout à fait à la hauteur de ce souhait.
En effet, cette habitation était plus que perdue au milieu de nulle part. Le GPS nous a trimballés dans toutes sortes de minuscules rues, en pierres et toutes pas égales, amenant à des p’tits villages pris en montagnes, pour finir par nous diriger dans des sentiers rocailleux et accidentés. Véritable Far West à la Crocodile Dundee à se faire bardasser le body de tout bord tout côté dans notre very tiny car de location.
Sans voir le bout arriver, j’ai vraiment craint pour la vie de cette bagnole, clairement pas conçue pour ce genre d’aventure routière.
On aperçoit enfin de loin des drapeaux flottant vivement dans un vent assez vif. À la vitesse qu’on roule dans cette garnotte audacieuse, je vous jure qu’on a eu en masse le temps de zyeuter lesdits drapeaux, ainsi que la cabane qui l’accompagnait et aussi le ti monsieur qui nous regardait, se demandant clairement quels osti-de perdu-d’la-vie avait ben eu l’idée de venir se balader si loin de la grand-route !?!
Faque nous continuons notre douillet chemin, car le GPS nous demande poliment de poursuivre, tsé. Et on finit par arriver à « destination », c’est-à-dire, là où la route décide de ne plus exister. Ah ben viarge que j’me dis !!! Je comprends soudain que la tite cabane est probablement notre supposée villa et que le ti monsieur est le dude qui nous attend déjà depuis 2 h (car disons que nous étions un tantinet en retard sur l’itinéraire, scusez-nous la route tsé).
Comme toujours, mon intuition ne se trompe pas. Et c’est ainsi que nous prîmes possession de ladite demeure, sans électricité, sans wifi, sans pression (douche), sans accès à la mer… Mais avec une mautadine de belle vue, ça oui!!

Fait cocasse #2
On se sert donc un ti verre de vin, accompagné de ti grissol, trempés dans un délicieux mélange d’huile et de balsamique en guise d’apéro. Tout ça pour faire la seule chose qu’on pouvait faire en ce lieu paradisiaque, soit admirer la vue.
Ma mère, ben contente de relaxer enfin, me regarde, le regard souriant et un peu alourdi par la journée ou par le vin, et trempe avec confiance et vigueur son grissol dans ce qu’elle croit être la tite trempette.
J’observe la scène avec amusement et m’esclaffe d’un rire fou quand je remarque qu’en fait le grissol se fait brasser le sésame dans le verre de vin !!!
Elle, toujours pas consciente du changement de vinaigrette, rigole avec moi se demandant ce qui peut bien me fait tant rire. Ledit grissol a tout le temps qui faut pour se remplir de vin quand soudain ma mère comprend la patente.
Et nous voilà parties pour une série d’abdos d’hilarance.
Photo ci-bas : Explication du set-up : le vin, dans la tasse et la trempette, dans le verre.

N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.
4 réponses
Je comprends les gens qui adorent la Grèce seulement par ses paysages à couper le souffle, le levé ou coucher de soleil avec ses couleurs pourpres c’est des images qu’on aimerait coucher sur une toile. Bravo Isa pour les photos.
Quelle belle vue! Profitez de chaque moment avec ta belle visite ..
Merci Carolle 🙂
Oh que oui nous profitons!!