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Road trip en Péloponnèse (part 2)

Pays visité du 27 août au 25 septembre 2019

Treizième chronique de notre 14 mois en Eurasie (trip qui n’aura été que de 8 mois, Covid oblige). Elles se suivent toutes chronologiquement selon notre itinéraire. À vous de les lire dans l’ordre qui vous plaît. Bonne lecture!

Isabelle & Jérémy

 

 

Après une nuit juchés en montagne (suite du Road trip en Péloponnèse (part 1)), nous avons décidé de prendre ça cool dans la ville de Kalamata.

 

4e stop : Kalamata

Soirée relaxe à se baigner dans un décor paradisiaque et à assister à la révérence d’un soleil flamboyant.

 

Kalamata beach
 
coucher de soleil Kalamata

 

Vue du coucher de soleil sur la montagne juste derrière notre hébergement.

 

Kalamata

 

5e stop : Olympie

Populaire lieu historique assez limité en superficie, accueillant pourtant moult bus touristiques à la queue leu leu, débarquant hordes de gens identifiés par stickers de couleur numérotés. Assis tranquille et penaud, nous observons ce spectacle avec amusement, tout en dégustant un délicieux Gyros (ce sera le mets coup de coeur pour l’ado).

 

gyros

 

Site archéologique d’Olympie (UNESCO)

 

Olympie
 
Olympie
 
Olympie
 
Olympie
 
Olympie
 
Olympie
 
Olympie

 

Après une journée bien remplie, quelle délicieuse découverte que celle du pastitsio, plat de pâte au four composé de viande, sauce béchamel et tomate.

 

Pastitsio

 

Sur la route direction Athènes… fin de ce Oh combien enrichissant road trip !

 

Sur la route
 
sur la route

 

Fait cocasse

Mise en contexte

Il faut comprendre que j’ai décidé de tout organiser le séjour de ma tite maman avec nous pour qu’elle relaxe et qu’elle vive une expérience de tout-inclus, mais à la Cœur de nomade.

J’ai toutefois sollicité son aide pour la réservation d’une nuit à Athènes, le 13 septembre, près de l’aéroport, avec transport inclus, car nous quittions très tôt le lendemain pour Naxos. Elle avait également la responsabilité de se réserver une nuit le 22 septembre, avant son retour au Québec.

 

L’histoire

La fin de l’étape Road trip ayant sonnée, nous nous installons dans le p’tit salon salle d’attente de la compagnie de location de voiture, pour attendre notre transport. M’exprimant un peu mieux en anglais que ma mère, celle-ci me prie de contacter le monsieur, celui même censé venir nous chercher. Elle me fournit bien évidemment le numéro de téléphone, bien entouré sur sa feuille de réservation.

J’appelle donc le ti monsieur, qui ma foi, ne comprend pas grand-chose à ma requête. Il me dit, dans un anglais très de base, qu’aujourd’hui il ne peut pas venir, que nous n’avons pas de réservation et qu’il faut aller sur le site internet.

Incrédule, je raccroche et traduis à ma mère, qui me regarde de son grand regard très  paniqué. « Ben voyons donc, qu’elle me dit, c’est pas possible, je lui ai écrit ce matin et tout était correct … » Ma pauvre maman gesticule avec ses feuilles de réservation, fouille dans son iPad pour retrouver ledit courriel, souffre de chaleur de stress qui lui font friser le toupet et tout ça, bien entendu, avec sa face ben paniquée.

Le cellulaire sonne. C’est le monsieur qui rappelle et qui me redit la même affaire, mais en ajoutant que son anglais n’est pas au top (oui j’avais remarqué) et qu’il ne comprend pas ce qui se passe. Il raccroche en m’invitant encore à lui écrire sur Booking.

Bref, je dois dire que nous non plus on ne comprend pas grand-chose tsé.

Ça faque … je vais voir un employé du centre de location de voiture, clairement grec et vivement bilingue (ça peut aider mettons) et lui demande gentiment s’il peut expliquer au gars de l’hôtel que nous avons une réservation ce soir et que nous voulons qu’il vienne nous chercher comme convenu svp. Avec ma face autoritaire et pas contente, je lui explique, bien entendu, que le gars ne comprend rien de rien, que ça fait 2 fois qu’on se parle au téléphone, mais que rien à faire, il insiste pour qu’on le contact via internet. Franchement ça va faire le niaisage, que je lui dis avec un body language éloquent. Docile, l’employé grec semble comprendre l’urgence de ce service et s’active avec un sourire caché dans sa barbe. Ah oui, les Grecs portent presque tous la barbe à la hipster, ce qui est assez sexy, à mon avis… mais là je m’éloigne du sujet !

Alors, on se souvient que ma mère panique et qu’elle taponne frénétiquement ses feuilles depuis 15 min…Et moi, rapidement, et sans faire attention, je donne au préposé barbu la mauvaise feuille avec un autre numéro. Il appelle, parle 2 min dans un grec rapide et assuré, pour finir par raccrocher et me dire que c’est réglé. Aucun souci, il arrive nous chercher. Ah ben ça!! Tout sourire, EFCHARISTÒ !!! (Merci bien) que je lui dis dans mon plus bel accent grec possible !

Je traduis à ma mère, son visage s’illumine de bonheur et se décrispe enfin. Elle se laisse tomber dans le sofa du p’tit salon avec soulagement.

Cet interlude d’apaisement fut rapidement interrompu par le gars de l’hôtel qui rappelle sur le cellulaire… La Madre se relève comme une flèche, sa face se remet à paniquer, le regard aux aguets et l’oreille attentive. Même sa frisette dans le toupet me regarde, alerte.

J’écoute le monsieur, hochant la tête, observant avec un brin d’amusement ma tite maman qui ne comprend toujours rien, mais moi si! Je la questionne alors à savoir si, à tout hasard, sa réservation du 22 septembre ne serait pas chez Nina? Encore avec un soupçon de panique dans l’œil, elle farfouille dans ses réservations, eh oui, effectivement, c’est ça. Alors je remercie le ti monsieur et m’excuse 100 x du dérangement.

Je traduis prestement pour épargner la pression artérielle de ma mère : le monsieur a trouvé la réservation, mais elle est pour le 22 septembre et non le 13! Ça veut dire que ma tite maman, dans son énervement de farfouillage de feuilles de réservation, m’avait donné, à moi, le mauvais numéro et que j’essayais de convaincre un monsieur que nous avions une réservation ce soir alors que, clairement, la réservation était pour le 22. Et que, par énervement toujours, le séduisant dude grec du concessionnaire avait, quant à lui, parlé au bon monsieur du premier coup, et que par conséquent, tout s’est réglé en 2 min, tsé.

Entre temps, le bon monsieur, du bon hôtel, arrive et nous partons enfin nous reposer, ricanant comme des écolières le long du trajet… Ah la Madre !!!

 

Maman à Olympie

 

Autre fait intéressant

Ce soir-là, ma mère et moi avons fait une petite balade non loin de notre hôtel dans un but précis : trouver de la nourriture.

On se perd un peu dans le village pour finir par tomber sur une coquette église. Il semble clairement se passer un événement rassembleur puisque la foule se bouscule aux portes de la maison de Dieu. Cette même foule en ressort avec des bouquets de basilic.

 

église Athènes

 

Intriguées, nous décidons de commander une pizza au resto stratégiquement placé en biais de l’église, et ce, pour une raison précise : essayer d’élucider le mystère du basilic!

Attendant donc notre pizza avec une p’tite frette, bien installées en avant-scène, on demande à notre cuistot, l’air de rien, ce qui se passe en ce jour particulier.

Il paraîtrait donc qu’un événement religieux est en cours (il ne peut pas nous dire le nom de cet événement…) et qu’il est de coutume de se faire bénir le basilic en sortant de l’église.

Photo de cellulaire ci-bas : on voit une madame en rose sortir avec son bouquet de basilic béni.

 

église Athènes

 

Ah ben !! , qu’on se dit, trinquant joyeusement à cet événement, ben heureuse de s’être perdu un ti peu ce jour-là. (scusez-nous le selfie raté de cellulaire… on fait comme on peut tsé!).

 

selfie avec maman

 

 

N.B. Notez que toutes les photos de ce blogue sont miennes et ne sont pas libres de droits.

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